Un temoignage frappant « je ne supporte pas la ppc » : 3 ans galère

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Aujourd’hui, je vous partage le témoignage de Marc, 52 ans, diagnostiqué avec une apnée du sommeil sévère il y a trois ans. Son histoire illustre parfaitement les difficultés que peuvent rencontrer certains patients avec le traitement par PPC (pression positive continue). Marc a accepté de nous raconter son parcours, ses galères, mais aussi les solutions qu’il a trouvées. Un témoignage sincère qui pourra peut-être aider ceux d’entre vous qui traversent les mêmes difficultés.

Sommaire

  1. Le diagnostic d’apnée du sommeil de Marc
  2. Les premiers pas de Marc avec le masque PPC
  3. Les problèmes qu’il a rencontrés
  4. L’impact sur sa vie quotidienne
  5. Ce qu’il a essayé pour s’adapter
  6. Les alternatives qui existent
  7. Ses conseils à ceux qui galèrent

Le diagnostic d’apnée du sommeil de Marc

« Je ne supporte pas la PPC« , m’a confié Marc d’emblée. Voilà, c’est dit. Ça fait maintenant trois ans qu’il vit avec ce diagnostic d’apnée du sommeil et il peut nous dire que le chemin n’a pas été simple.

Tout a commencé quand sa femme lui a dit qu’il arrêtait de respirer la nuit. Au début, il n’y a pas fait attention. « On se dit tous ‘oh ça va, c’est juste du ronflement' », explique-t-il. Mais quand elle a commencé à compter les secondes où il ne respirait plus, là il a eu un peu la trouille. Son médecin l’a envoyé faire une polysomnographie. Sans trop savoir ce que c’était exactement, il y est allé.

Le résultat est tombé comme un couperet : apnée du sommeil sévère avec 45 arrêts respiratoires par heure. Le spécialiste lui a expliqué que sans traitement, ça pouvait avoir des conséquences graves sur son cœur, sa tension, sa concentration. Bref, il fallait agir.

Critères de sévérité de l’apnée du sommeil
Légère : 5 à 15 événements par heure
Modérée : 15 à 30 événements par heure
Sévère : Plus de 30 événements par heure

Les premiers pas de Marc avec le masque PPC

La PPC, ou pression positive continue, c’est devenu le nouveau compagnon de nuit de Marc. En théorie, ça paraît simple : un masque qui envoie de l’air sous pression pour maintenir les voies respiratoires ouvertes. Dans la pratique, c’est une autre histoire.

Il se souvient de sa première nuit avec le masque PPC. Il avait choisi un masque nasal, celui qui paraissait le moins encombrant. Le technicien lui avait dit « vous allez voir, on s’habitue vite ». Eh bien lui, il n’a pas dormi de la nuit. « Clairement, j’avais l’impression d’avoir un tuba sur le visage », nous raconte-t-il.

L’inconfort du masque PPC était immédiat. Cette sensation d’avoir quelque chose de collé sur le visage, cette pression constante, ce bruit de fond… « Bizarrement, au lieu de me sentir mieux, je me sentais plus fatigué qu’avant », confie Marc. Il se levait avec des marques sur le visage, le nez bouché, la bouche sèche.

Les problèmes qu’il a rencontrés

Au fil des semaines, Marc a découvert tous les petits problèmes qui font qu’il ne supporte pas la PPC. « Déjà, les fuites du masque PPC, c’est un cauchemar », nous explique-t-il. « Tu passes ton temps à repositionner le masque, à serrer les sangles, mais dès que tu bouges un peu, l’air s’échappe et ça siffle. Le sommeil devient impossible. »

L’irritation du masque PPC aussi, c’est quelque chose. Au bout de quelques jours, il avait des rougeurs sur l’arête du nez, des petites plaies même parfois. « J’ai essayé tous les coussinets possibles, les pansements hydrocolloïdes, rien n’y faisait. Ma peau ne supportait pas ce contact permanent », témoigne-t-il.

Et puis il y a la sécheresse du masque PPC. Malgré l’humidificateur intégré, Marc se réveillait avec la gorge complètement sèche, parfois même douloureuse. Il a augmenté le niveau d’humidification, mais alors c’était l’effet inverse : de la condensation partout dans le tuyau, des gargouillements désagréables.

Mais le pire, c’était cette sensation de claustrophobie avec le masque PPC. « Je n’ai pourtant jamais été claustrophobe de ma vie, mais là, j’avais l’impression d’étouffer », confie-t-il. Cette sensation d’être prisonnier de son propre traitement, c’était très perturbant psychologiquement.

L’impact sur sa vie quotidienne

Ce qui a le plus marqué Marc, c’est l’impact sur sa vie de couple. Sa femme, qui était déjà réveillée par ses apnées avant, l’était maintenant par le bruit de la machine. Sans compter l’aspect romantique… « comment dire, le masque PPC et la séduction, ça fait deux », plaisante-t-il avec amertume.

Il ne se sentait pas du coup capable de partir en week-end spontané. Il fallait toujours penser à emmener la machine, prévoir l’électricité, expliquer aux autres pourquoi il avait besoin de ça. « Ça me faisait me sentir diminué, pas normal », avoue-t-il.

Professionnellement aussi, Marc était encore plus fatigué qu’avant le traitement. Paradoxalement, en essayant de mieux dormir, il dormait encore moins bien. Il était irritable, il avait du mal à se concentrer. Ses collègues lui demandaient si ça allait.

Ce qu’il a essayé pour s’adapter

« Tu fais ça pour toi, tu vas jusqu’au bout, tu vois ce que ça donne », c’est ce que se répétait Marc. Il a essayé plein de choses pour améliorer son confort avec le masque PPC :

  • Différents types de masques : nasal, naso-buccal, narinaire, coussins nasaux
  • Ajustements techniques : pression, humidification, température
  • Accessoires : sangles plus douces, coussinets en gel, cache-oeil

Marc a changé de masque quatre fois en six mois. Le masque narinaire lui irritait trop les narines. Le naso-buccal lui donnait une sensation d’étouffement encore pire. Les coussins nasaux étaient mieux mais il avait quand même des fuites dès qu’il bougeait.

L’orthésiste lui a fait essayer de diminuer progressivement la pression, mais alors l’efficacité du traitement diminuait aussi. « On était dans un cercle vicieux : soit j’étais mal à l’aise avec le masque, soit le traitement ne marchait pas assez bien », résume-t-il.

Les alternatives qui existent

Heureusement, la PPC n’est pas la seule solution pour traiter l’apnée du sommeil. Le pneumologue de Marc lui a parlé d’autres options quand il a vu qu’il galèrait vraiment :

L’orthèse d’avancée mandibulaire : c’est une sorte de gouttière qui avance la mâchoire pour libérer les voies respiratoires. Moins contraignante que le masque, mais pas efficace pour toutes les formes d’apnée.

Les interventions chirurgicales : selon l’anatomie de chacun, il peut y avoir des options chirurgicales. Dans le cas de Marc, ce n’était pas indiqué, mais ça existe.

La stimulation du nerf hypoglosse : c’est plus récent, un petit pacemaker qui stimule le nerf qui contrôle la langue. « Ça m’intéresse mais c’est encore expérimental », note-t-il.

L’hygiène du sommeil : perdre du poids, éviter l’alcool, dormir sur le côté… Ça aide mais dans le cas de Marc, ça ne suffisait pas.

Ses conseils à ceux qui galèrent

Si comme Marc vous ne supportez pas la PPC, il conseille de ne pas baisser les bras. « J’ai mis du temps à l’accepter, mais c’est important de ne pas rester dans la souffrance silencieuse », insiste-t-il.

Premièrement, parlez-en à votre équipe médicale. « Moi j’avais tendance à minimiser mes problèmes pendant les rendez-vous de suivi. Je disais ‘ça va à peu près’ alors que je passais des nuits horribles. Il faut être honnête sur vos difficultés », confie Marc.

Deuxièmement, donnez-vous du temps. On dit souvent qu’il faut 3 à 6 mois pour s’habituer. Marc a tenu 8 mois avant de dire stop. « Certains s’adaptent plus vite, d’autres plus lentement. Il n’y a pas de règle », précise-t-il.

  • N’hésitez pas à explorer les alternatives : votre médecin peut vous proposer d’autres solutions selon votre profil
  • L’important, c’est de traiter votre apnée du sommeil, pas forcément avec la PPC
  • Ne culpabilisez pas si la solution universelle n’est pas faite pour vous

Marc s’est finalement tourné vers une orthèse d’avancée mandibulaire. « Ce n’est pas parfait non plus, j’ai eu mal aux mâchoires au début, mais c’est plus supportable pour moi », explique-t-il. Son index d’apnées est passé de 45 à 12 par heure, ce qui n’est pas aussi bien qu’avec la PPC, mais c’est acceptable et surtout, il dort.

« Bizarrement, depuis que j’ai arrêté de me forcer avec la PPC, je me sens moins coupable. J’ai compris que l’important était de trouver MA solution, pas LA solution universelle », conclut-il avec sagesse.

« On reparle souvent de ce moment avec ma femme en se marrant maintenant. Ces nuits où j’arrachais le masque en dormant, où je me levais avec la tête de Dark Vador… Pas jolie à voir, mais ça fait partie de l’histoire », sourit Marc.


FAQ – Questions fréquentes sur les difficultés avec la PPC

Q : Est-ce normal de ne pas supporter le masque PPC ? R : Oui, c’est plus fréquent qu’on ne le pense. Entre 30 et 50% des patients ont des difficultés d’adaptation selon les études. Vous n’êtes pas seul(e) dans cette situation.

Q : Combien de temps faut-il pour s’habituer à la PPC ? R : La période d’adaptation varie énormément d’une personne à l’autre. Généralement, on conseille de persévérer 3 à 6 mois, mais certains s’adaptent en quelques semaines, d’autres ont besoin de plus de temps.

Q : Que faire si j’ai des fuites constantes avec mon masque ? R : Les fuites sont un problème courant. Essayez de réajuster les sangles sans trop serrer, vérifiez que la taille du masque est adaptée, et n’hésitez pas à demander à votre prestataire de tester d’autres modèles.

Q : Les irritations cutanées sont-elles graves ? R : Les irritations légères sont fréquentes mais ne doivent pas être ignorées. Utilisez des coussinets protecteurs, nettoyez régulièrement votre masque, et consultez si les irritations persistent ou s’aggravent.

Q : Puis-je arrêter la PPC si je ne la supporte vraiment pas ? R : Ne jamais arrêter un traitement sans avis médical. Si vous ne supportez pas la PPC, parlez-en à votre médecin qui pourra explorer d’autres options thérapeutiques adaptées à votre situation.

Q : L’orthèse d’avancée mandibulaire est-elle aussi efficace que la PPC ? R : L’efficacité dépend du type et de la sévérité de votre apnée du sommeil. Pour certains patients, l’orthèse peut être une alternative intéressante, même si elle est généralement moins efficace que la PPC pour les cas sévères.

Q : Existe-t-il des solutions pour la sécheresse buccale ? R : Oui, plusieurs solutions existent : augmenter l’humidification de votre appareil, utiliser un vaporisateur nasal, boire suffisamment dans la journée, ou utiliser une mentonnière si vous respirez par la bouche.


Cet article reflète une expérience personnelle et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Si vous rencontrez des difficultés avec votre traitement PPC, consultez votre médecin ou votre spécialiste du sommeil pour obtenir des conseils personnalisés.

Auteur/autrice

  • Rédacteur passionné par la nature et la vitalité. À travers ses articles, il explore les bienfaits du naturel pour retrouver énergie, équilibre et connexion avec l’essentiel.

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