Oui, certains anti-inflammatoires peuvent faire grossir, mais pas tous ! Je sais que c’est exactement ce que vous vouliez savoir dès le départ. Clairement, les corticoïdes (comme la cortisone) sont les plus problématiques pour le poids, tandis que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène ont un impact beaucoup plus limité.
Je vais vous raconter mon parcours avec ces médicaments et tout ce que j’ai appris en chemin, parce que bizarrement, personne ne m’avait vraiment expliqué ça au début.
Sommaire
- Mon histoire avec les anti-inflammatoires
- Ce que j’ai appris sur les différents types
- Les mécanismes derrière la prise de poids
- Mon expérience concrète
- Ce que vous pouvez faire
- Les signaux d’alarme à surveiller
- L’après-traitement
- FAQ
Mon histoire avec les anti-inflammatoires
Comment j’ai découvert le problème
Il y a quelques années, j’ai développé une polyarthrite rhumatoïde. Sans trop savoir ce que c’était exactement au début, j’ai commencé à prendre différents anti-inflammatoires. Mon médecin m’avait prescrit d’abord de l’ibuprofène, puis des corticoïdes quand les douleurs sont devenues trop intenses.
C’est là que j’ai commencé à remarquer des changements. Pas tout de suite, mais au bout de quelques semaines. J’ai pris du poids, clairement. Et ça me faisait autant de bien pour les articulations que ça me posait de problèmes pour mon moral à cause de cette prise de poids. Je ne me sentais pas du coup capable de continuer sans comprendre ce qui se passait dans mon corps. J’ai commencé à chercher, à poser des questions, à expérimenter différentes approches.
Ce que j’ai appris sur les différents types
Les corticoïdes : les vrais coupables

Les corticoïdes (prednisone, prednisolone, cortisone) sont clairement les plus problématiques. Ils ont changé ma vie au niveau des douleurs, mais pas jolie à voir côté balance ! Ces médicaments agissent en imitant le cortisol naturel de notre corps, mais en doses bien plus importantes. Le problème, c’est qu’ils bouleversent complètement notre métabolisme.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène, le diclofénac ou le naproxène sont généralement moins concernés par la prise de poids. Mais attention, ils peuvent quand même avoir un impact indirect ! Ils peuvent causer une légère rétention d’eau, mais sans avoir un minimum de recul, on ne s’en rend pas forcément compte tout de suite.
Les mécanismes derrière la prise de poids
Comment ça marche concrètement
| Type d’anti-inflammatoire | Risque de prise de poids | Mécanisme principal | Durée d’effet |
|---|---|---|---|
| Corticoïdes | Élevé | Rétention d’eau, augmentation de l’appétit, redistribution des graisses | Pendant toute la durée du traitement |
| AINS | Faible à modéré | Rétention d’eau légère, troubles digestifs | Temporaire |
| Anti-inflammatoires naturels | Très faible | Aucun effet direct | Aucun |
Avec les corticoïdes, j’ai remarqué plusieurs choses importantes. D’abord, la rétention d’eau est impressionnante ! En quelques jours, on peut prendre 2-3 kilos juste en eau. Ensuite, l’appétit qui explose : on a une faim de loup, surtout pour les sucreries et les féculents. Et enfin, le changement de silhouette : la graisse se concentre sur le ventre et le visage (on appelle ça la « face lunaire »).
Pour les AINS, c’est différent. Ils peuvent causer une légère rétention d’eau, mais l’effet est beaucoup plus limité. Parfois, ils peuvent aussi causer des troubles digestifs qui coupent l’appétit, ce qui peut même faire maigrir certaines personnes.
Mon expérience concrète
Avec les corticoïdes et les AINS
Quand j’ai commencé la prednisone, au titre prometteur de « ça va vous soulager rapidement », personne ne m’avait vraiment prévenue des effets secondaires. J’ai pris environ 8 kilos en 3 mois. J’ai eu envie d’essayer différentes stratégies pour limiter la casse : surveiller mon alimentation encore plus qu’avant, faire du sport malgré les douleurs articulaires, boire beaucoup d’eau pour aider à éliminer.
Je me suis accrochée parce que tu fais ça pour toi, tu vas jusqu’au bout tu vois ce que ça donne. Et clairement, ça a marché ! J’ai réussi à stabiliser mon poids après quelques mois. L’ibuprofène m’a moins posé de problèmes. J’ai remarqué une légère rétention d’eau les premiers jours, mais rien de comparable. Par contre, j’ai eu quelques soucis digestifs qui m’ont parfois coupé l’appétit.
Ce que vous pouvez faire
Si vous devez prendre des corticoïdes

Je sais que certains d’entre vous l’attendent, cette partie ! Voici ce qui m’a aidée. Il faut surveiller les portions sans faire de régime strict, mais être consciente de ce qu’on mange. Privilégier les protéines aide à maintenir la masse musculaire. Limiter le sel permet de réduire la rétention d’eau. Et bouger autant que possible, même une petite marche, c’est mieux que rien.
Si vous prenez des AINS, c’est généralement moins problématique, mais quelques précautions restent importantes : surveiller la balance les premiers jours, boire suffisamment d’eau, prendre le médicament pendant les repas pour protéger l’estomac. J’ai aussi expérimenté avec des alternatives naturelles. Pas de cours autour de chez moi pour apprendre, mais j’ai trouvé des infos intéressantes sur le curcuma, les oméga-3, et certaines plantes anti-inflammatoires.
Les signaux d’alarme à surveiller
Quand s’inquiéter et consulter
Bizarrement, on ne nous dit pas toujours quand il faut s’inquiéter. Voici les signaux que j’ai appris à reconnaître : prise de poids rapide (plus de 2 kilos en une semaine), gonflement du visage ou des chevilles, envies alimentaires incontrôlables, changement de forme du corps.
Je ne me sentais pas du tout capable de gérer seule certains effets. N’hésitez pas à en parler à votre médecin si la prise de poids vous inquiète, si vous avez des difficultés à contrôler votre appétit, ou si vous ressentez des gonflements importants.
L’après-traitement
Le retour à la normale et mes conseils
Quand j’ai arrêté les corticoïdes (progressivement, bien sûr !), j’ai eu peur que les kilos restent. Mais clairement, une bonne partie s’est éliminée naturellement. Pour la rétention d’eau, ça part assez vite. Pour la graisse accumulée, c’est plus long, mais ça se fait. On reparle souvent de ce moment en se marrant avec mon médecin maintenant !
Pour l’après-traitement, la patience est essentielle : le corps a besoin de temps pour retrouver son équilibre. Il faut aussi de la progressivité : ne pas se lancer dans un régime drastique. Et surtout, être bienveillante avec soi-même pendant cette période de transition.
FAQ
Tous les anti-inflammatoires font-ils grossir ?
Non ! Les AINS comme l’ibuprofène ont un impact limité sur le poids. Ce sont surtout les corticoïdes qui posent problème.
Combien de kilos peut-on prendre avec les corticoïdes ?
Ça varie énormément. Personnellement, j’ai pris 8 kilos en 3 mois. Certaines personnes prennent plus, d’autres moins. Ça dépend de la dose, de la durée du traitement, et de chaque organisme.
La prise de poids est-elle réversible ?
Oui, en grande partie ! La rétention d’eau part rapidement à l’arrêt du traitement. Pour la graisse, c’est plus long mais possible avec de la patience.
Peut-on éviter la prise de poids sous corticoïdes ?
Difficile de l’éviter complètement, mais on peut la limiter avec une alimentation surveillée et de l’exercice physique adapté.
Les anti-inflammatoires naturels font-ils grossir ?
Non, les alternatives naturelles comme le curcuma, les oméga-3 ou certaines plantes n’ont pas d’effet sur le poids. Au contraire, certaines peuvent même aider à réguler le métabolisme.
Faut-il arrêter son traitement à cause de la prise de poids ?
Jamais sans avis médical ! Les anti-inflammatoires sont souvent essentiels pour traiter des maladies sérieuses. Il vaut mieux discuter avec son médecin des alternatives ou des stratégies pour limiter la prise de poids.
Combien de temps après l’arrêt le poids revient-il à la normale ?
Pour moi, la rétention d’eau est partie en 2-3 semaines. Pour retrouver mon poids d’avant, ça a pris environ 6 mois avec un peu d’effort.





